In Extremis

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Projet lancé par :

In Extremis

Entreprise alimentaire anti-gaspillage visant à valoriser et offrir une seconde vie à des produits écartés du circuit de distribution des produits alimentaires.


In Extremis a décidé de s'intéresser au domaine de l'alimentation et plus particulièrement au gaspillage alimentaire. Ceci en adéquation avec le pacte national de lutte contre le gaspillage alimentaire lancé en juin 2013 par l'Etat et dont l'objectif est de réduire le gaspillage de 50% d'ici 2025.

Le gaspillage alimentaire représente plus de 10 tonnes de produits alimentaires jetés en 2018 (ADEME). Une perte économique annuelle de plus de 16 milliards d'euros, mais surtout un impact carbone de plus de 15 millions de tonnes équivalent CO2 par an. Les consommateurs sont responsables de 33% du gaspillage alimentaire uniquement. C'est en amont que la majorité du gaspillage alimentaire a lieu. J'ai pu m'en rendre compte lors de mes diverses expériences professionnelles : 32% de pertes à l'étape de production, 21% à l'étape de transformation et 14% à l'étape de distribution. Avec In Extremis, c'est à l'étape de production que j'ai souhaité m'intéresser.  

Dans le système de consommation actuel, les consommateurs s'y retrouvent de moins en moins et sont en quête de sens. Selon une étude Ethicity réalisée par GreenFlex, 51% des Français cherchaient à consommer autrement (produit éco-labélisé, local, etc) en 2016 contre 35% en 2010. D'ailleurs, pour six Français sur dix, consommer autrement signifie aussi ne pas gaspiller ou jeter. Ce changement de mode de consommation est aussi lié à un souhait d'informations de la part des consommateurs. Les informations les plus importantes pour eux sont la composition des produits (61%), l'origine des matières premières (55%) et le lieu de fabrication (53%).

In Extremis est donc là pour répondre à la fois à ce besoin d'informations, de transparence et de proximité, mais aussi à cet enjeu sociétal qu'est le gaspillage alimentaire. Son objectif n'est pas de créer de nouveaux produits mais plutôt d'offrir une seconde vie à ceux qui existent déjà.

 

Pourquoi répondre à cet enjeu sociétal ?

Porter un projet dans ce domaine est une manière pour moi de lier mes connaissances et compétences professionnelles à mes valeurs et convictions personnelles. Construire un projet et une entreprise dans laquelle je puisse combiner ma formation d'ingénieure agroalimentaire et mon mode de de vie éco-responsable (le zéro-déchet, la seconde main, l'anti-gaspillage, la consommation locale et de saison). Une manière de donner du sens à mon parcours professionnel.

Quel est le concept de votre projet ?

Vision 
Limiter le gaspillage alimentaire à la première étape de la fabrication d'un produit alimentaire : la production est pour moi l'occasion de réinstaurer la confiance entre les producteurs et les consommateurs. Suite à plusieurs crises alimentaires ces dernières décennies, les consommateurs voient de plus en plus d'un mauvais œil les produits alimentaires transformés ou encore l'industrie agroalimentaire. J'ai d'ailleurs eu l'occasion de m'en rendre compte lorsque j'indique que je suis ingénieure agroalimentaire autour de moi. Je vois souvent les regards se noircir. L'idée est donc de valoriser le travail de producteurs locaux, leur permettre la vente totale de leurs récoltes (même celles qui sont considérées "hors calibre" et rejetées des différents circuits de distribution).

 

Solution
Nombreux sont les producteurs qui souhaitent transformer leurs récoltes un petit peu abîmées dans deux buts : éviter de les gaspiller, de les jeter et répondre à une demande croissante de produits transformés de la part des consommateurs (produits transformés et achetés directement auprès du producteurs est pour eux l'assurance de la qualité de ces produits, contrairement à ceux trouvés sur le circuit de la grande distribution par exemple). Cependant, les producteurs sont souvent dans l'incapacité de répondre à cette demande par manque de temps, d'espace, de qualification et de ressources financières pour la transformation des produits. L'idée est donc d'acheter aux producteurs leurs invendus et de les transformer.

Pour valoriser l'économie locale, m'assurer de la qualité et de l'origine de chaque matière première, la solution pour In Extremis est de travailler en circuit court :

  • Acheter directement auprès de producteurs/artisans ;
  • Limiter les intermédiaires lors de la vente : directement auprès des consommateurs (e-commerce, points de collecte) ou via un revendeur comme les épiceries/boutiques indépendantes éthiques et engagées (zéro-déchet, biologique, produits locaux et artisanaux, etc).

 

Activités
Deux activités distinctes sont prévues pour In Extremis. Elles seront développées l'une après l'autre en fonction du besoin et du développement de l'entreprise : 

  • Transformation et fabrication de produits alimentaires anti-gaspi à partir de fruits et légumes trop mûrs ou abîmés issus de producteurs locaux et de sous-produits issus d'ateliers de transformation de fruits et légumes. Première gamme : tartinades apéritives composées de légumes/fruits anti-gaspi, légumineuses, graines, épices/aromates et conditionnées en verre (avec objectif de consigne à long terme) ;
  • Transformation et production de produits alimentaires anti-gaspi à partir de pain rassis issus d'artisans boulangers. Première gamme : granola sucré et salé.

Offre
Deux offres :

  • L’offre « prêt à consommer » qui permet aux consommateurs d’acheter des produits qui soient prêts à être consommés. Des produits conditionnés dans des verrines en verre recyclable.

Parmi les personnes déjà sensibilisés à ces problématiques, il y a celles qui souhaitent bien s’alimenter mais qui n’ont pas de temps à consacrer à la cuisine. En effet, suite à la rencontre de producteurs locaux, beaucoup ont indiqué que certains de leurs clients ont un certain intérêt et souhait à trouver des produits de seconde gamme, c’est-à-dire des produits agricoles et préparations cuisinées, pasteurisées, ou appertisées, prêts à l’emploi et conservées à température ambiante (Branger A., 2007. Alimentation et Processus Technologiques, Educagri Editions, 293 pages). Ces consommateurs aiment lorsque les choses sont prêtes à être consommer mais exigent tout de même une certaine qualité gustative et nutritionnelle. C’est donc ce cœur de cible que cible la gamme "prêt à consommer" de In Extremis. Des préparations cuisinées et prêtes à être consommées, conditionnées en verre recyclable et présentant une longue durée de conservation à température ambiante. Alors que 80% des Français prennent l’apéritif régulièrement, la majorité reçoivent ou sont reçus pour l’apéritif (IFOP/Apéricube, L’Apéro, LE Moment de reconnexion avec ses proches, octobre 2016 : https://www.ifop.com/publication/lapero-le-moment-de-reconnexion-avec-ses-proches/). Avoir quelque chose de prêt, de sain et de qualité dans le placard est donc indispensable. D’autant plus que pour les deux tiers d’entre eux, la nourriture est le critère le plus important de l’apéritif (Businesscoot, Le Marché de L’Apéritif : https://www.businesscoot.com/fr/page/le-marche-de-laperitif). La gamme « prêt à consommer » répond donc totalement à cette demande.

  • L’offre « prêt à cuisiner » qui permet aux consommateurs en quête de “fait soi-même” de pouvoir préparer eux-mêmes leurs tartinades anti-gaspi. Les fruits et légumes étant pré-cuisinés, la barrière du fruit ou légume moche ou abîmé est évitée.

Une solution pour apprivoiser ces produits qui peuvent faire peur d’un premier abord. Disponible en abonnement mensuel, cette offre permet aux consommateurs de découvrir chaque mois une nouvelle recette de tartinade apéritive à cuisiner. L’apéritif est un moment de consommation convivial et partagé et la cuisine est un moment propice au partage également. Une offre « prêt à cuisiner » de produits pour l’apéritif est donc l’occasion adaptée à la cuisine à plusieurs. Souhaitant cuisiner mais n’ayant pas spécialement tous les ingrédients à la maison, l’abonnement est pour ces consommateurs l’assurance de recevoir chaque mois un produit qu’il pourra utiliser pour l’un de ces apéritifs du mois à venir. Pour l’entreprise, cette offre lui permet de surmonter l’une de ses faiblesses : l’approvisionnement en fruits et légumes invendus qui varie en fonction de facteurs externes dont elle dépend. L’abonnement permet de connaître le nombre de box à produire. Cette offre permet aussi de fidéliser des consommateurs. En effet, en proposant une recette qui change chaque mois (selon les invendus), cela permet de créer de l’engouement et de la curiosité auprès des consommateurs abonnés. D’un point de vue administratif, cette offre permet d’assurer une certaine sécurité financière (lisser les flux de trésorerie, conserver un besoin en fond de roulement faible ou négatif, limiter les risques d’impayés).

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