La biodynamie au service des vaches Highlands

Rohan, France
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La biodynamie au service des vaches Highlands

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La biodynamie au service des vaches Highlands

J’élève des vaches Highlands sur une ferme familiale, avec des pratiques de biodynamie pour produire une viande de qualité de façon naturelle en tenant compte du bien-être et de la santé des animaux.


Produire une viande de qualité, saine avec des pratiques saines à des consommateurs soucieux du bien-être des animaux et de leur santé :

  • Donner accès à des produits de qualité au niveau local (dans un rayon de moins de 40 km) au travers de la vente directe de viande de boeuf persillée, riche en oméga 3 et 6, conditionnée sous vide et vendue en directe du producteur au consommateur qui a accès à l'élevage.
  • Promouvoir une alimentation naturelle, produite sur l'exploitation, sans OGM, sans produits de synthèse. Les vaches Highlands se nourrissent exclusivement avec de l'herbe, du foin et des céréales produits sur l’exploitation.
  • Développer l'utilisation de l'homéopathie et des huiles essentielles pour les soins aux animaux mise en place depuis plusieurs années avec retour très positif.
  • Mettre en avant le bien-être animal ainsi que la communication avec ceux-ci par des pratiques adaptées de la naissance animale jusqu'à la sortie du troupeau  (formation suivie auprès de  Marie-Christine FAVE, vétérinaire - http://www.neoplanete.fr/nos-experts-2/marie-christine-fave-experte-animaux/).
  • Préserver des conditions d’élevage en milieux naturels : Tous les petits veaux restent avec leur mère jusqu’à huit mois. Les veaux femelles sont élevés pour devenir de futures mères à partir de 3 ans. Trois taureaux vivent également sur la ferme pour la procréation dont Charlie qui vient d’arriver d’Ecosse pour amener du sang nouveau. Seuls les veaux mâles, élevés aussi pendant 3 ans, ont pour mission de produire une viande persillée de qualité. En effet, lors du sevrage qui s’effectue quand les veaux ont 8 mois, je prends le relai des mères en brossant les longs poils des petits, ce qui me permet d’établir une communication qui durera toute leur vie. Cette méthode transmise par les éleveurs écossais a d’ailleurs permis à Charlie de passer de la brosse écossaise de Karen à la mienne sans problème d’adaptation.
  • Développer les pratiques de biodynamie qui réduisent le changement climatique (cf : L’essai DOC du 20 mars 2009  du FIBL (organisme suisse )), limitent l'érosion et la pollution des sols et facilitent la production de fourrages de qualité nutritionnelle et gustative (cf : Le bio améliore la fertilité du sol N°1 Mai 2001 (https://www.bio-dynamie.org/wp-content/uploads/2018/05/DOC-FiBL-Le-bio-am%C3%A9liore-la-fertilit%C3%A9-du-sol.pdf )  et le Dossier FIBL n°4 mai 2006 : Qualité et sécurité alimentaire )
  • Développer les haies bocagères pour limiter l'érosion des sols, protéger les vaches des variations climatiques et préserver le patrimoine paysager.
  • Préserver les qualités de l'eau essentielle à la biodynamie : dynamisation d'une eau la plus pure possible
  • Préserver la qualité des sols en l'enrichissant d'un compost qui contient les propriétés des plantes médicinales qui y ont été introduites

Quel est le concept de votre projet ?

Passionnée d’élevage depuis mon enfance, j’ai découvert les vaches écossaises de race highland il y a quelques années. Conquise par l’harmonie qu’elles dégagent, j’ai commencé à constituer mon troupeau sur la ferme familiale. Aujourd’hui, elles remplacent en totalité mon troupeau de race holstein en production laitière et elles m’aident à pérenniser ce patrimoine familial.

Mes projets pour les 5 ans à venir s’établissent sur 2 axes :

Le premier étant d’améliorer à la fois la qualité de vie des animaux et la santé des consommateurs. C’est dans ce but que je suis partie à la rencontre de l’association Buez an Douar qui promulgue dans notre région l’agriculture biodynamique ou agriculture biologique dynamique. Exit les produits de synthèse et les OGM que je n’utilise déjà plus et place à une fertilisation basée essentiellement sur la fabrication d’un compost très riche en principes actifs grâce aux soins qu’on lui apporte en y introduisant les préparations de plantes médicinales. Cette vie nouvellement apportée aux sols se traduit par une amélioration de la qualité gustative des fourrages qui s’y développent et qui transmettent aux animaux qui les consomment une énergie vibratoire plus élevée, leur permettant d’évoluer plus longtemps en bonne santé, sans problèmes de fertilité par exemple ou de dégénérescence. Indirectement, cette qualité gustative des fourrages influence positivement la qualité nutritionnelle de la viande.

L’organisme suisse FIBL a consacré plusieurs études à mettre en évidence les bienfaits de la biodynamie pour la qualité des sols, des fourrages et des aliments produits selon ces méthodes.

Conférer :

- Qualité et sécurité alimentaire - Dossier FIBL n°4 mai 2006

 

Le principal investissement pour cette première partie de projet est l’achat d’un dynamiseur qui sert « à diluer » ce compost dans de l’eau de pluie ou de source, qui sera répandue sur les cultures à différents stades de la végétation en tenant compte des rythmes de la nature (position des astres et des constellations). La dynamisation de l’eau avant épandage est un des principes fondamentaux de la biodynamie. Elle permet de transmettre au sol, toutes les informations contenues dans les plantes médicinales que l’on met dans le compost pour activer la vie microbienne du sol, améliorer sa structure et limiter son érosion. D’ailleurs, le respect de l’utilisation de l’ensemble de ces méthodes peut être vérifié par un organisme habilité à certifier les produits qui en sont issus : la certification Demeter, qui peut d’ailleurs s’appliquer à des produits non alimentaires (cosmétiques par exemple,cf :Weleda).   Tout ceci ne peut se faire qu’avec un matériel bien particulier qui permet, grâce à un moteur électrique, d’actionner des « batteurs » qui agitent l’eau tiédie dans des cuves en créant alternativement des vortex et en les détruisant simultanément pour produire ce que l’on appelle un chaos. Il n’est conçu que par des sociétés spécialisées telles ECODYN et comporte un prix élevé pour une petite exploitation comme la mienne.

Il va de soit que si j’obtiens ce matériel, il bénéficiera aux autres adhérents agriculteurs, éleveurs,  jardiniers de l’association Buez an Douar, branche régionale de MABD (Mouvement d’agriculture Bio Dynamique) basée à Colmar.

Adhérente à ce mouvement qui organise des formations pour divulguer ces méthodes, je m’emploie à faire découvrir ces dernières à mon échelle, en particulier auprès du groupe de jardinage de ma commune « les Orticulteurs » qui ont, par exemple, découvert en février dernier la fabrication, l’application et l’intérêt des badigeons sur les troncs de leurs arbres fruitiers. J’accueille également le rucher d’un apiculteur voisin, qui pourra profiter d’une flore que je m’attache à diversifier. J’accueillerai prochainement un stage organisé par Buez an Douar sur l’alimentation biodynamique pour en comprendre les grands principes.

Le deuxième axe de mon projet concerne mon atelier de découpe et de transformation que j’aménage progressivement.

Un investissement important me reste à faire pour pérenniser mon activité de vente directe : chaque animal abattu représente pour moi un sacrifice qui me demande une démarche quasi spirituelle pour l’accompagner dignement dans le calme afin d’éviter tout stress.

Je m’attache à rentabiliser au mieux la viande en faisant le moins de déchets possibles. Ceux-ci étant d’ailleurs dirigés vers un réseau de chasseurs qui les utilisent pour leurs chiens. Mais « les morceaux dits à cuisson longue » sont souvent en quantité importante par rapport aux morceaux à griller ou à braiser dits « à cuisson rapide ». Pour conserver l’équitabilité des colis, j’ai testé une recette de transformation en barquettes congelées qui me permet de mettre à la vente les morceaux non distribués (de 15 à 20 % du poids total à la découpe). Ce type de transformation en plats cuisinés plait beaucoup mais la congélation étant un mode de stockage énergivore, je souhaite m’orienter vers la stérilisation de bocaux, facilement stockables et utilisables sur le champ, avec une durée de conservation bien définie et des garanties d’hygiène.

Je m’oriente donc vers l’achat d’un stérilisateur autoclave qui respectera les qualités gustatives de la viande et qui m’offrira de nouvelles perspectives de commercialisation et de développement (présence sur les marchés du secteur, nouveaux partenaires commerciaux). Certaines tâches devront alors être réalisées par une main d’œuvre salariée.

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